Par Alexandre Zyzeck | 1 octobre 2025

En tant que consultant en développement et réorganisation d’entreprises, et responsable régional de Reconquête ! pour le Grand-Est, je suis régulièrement sollicité pour partager mon expertise sur des sujets qui touchent à l’identité française, à la laïcité et à leurs répercussions sociétales.

Le 30 septembre dernier, j’ai eu l’occasion d’intervenir sur BFM TV dans le cadre d’une polémique qui a enflammé les débats : une affiche promotionnelle de la ville de Strasbourg, présentant une femme voilée parmi d’autres portraits de seniors pour la Journée internationale des personnes âgées.

Cette campagne, censée incarner « la douceur de ville », a rapidement dégénéré en controverse nationale sur le port du voile dans l’espace public. Lors de cette apparition, j’ai exprimé mon malaise : « De mettre du voile sur le domaine public, ça me dérange. » Au-delà de l’anecdote, cette intervention m’a permis d’aborder un enjeu plus profond : l’influence du voile islamique dans l’espace public sur notre économie. Retour sur ce moment et une analyse détaillée de ses ramifications.

Le contexte de l’intervention : Une affiche qui divise Strasbourg et la France

La campagne strasbourgeoise, lancée pour promouvoir l’attractivité de la ville auprès des seniors, incluait huit portraits, dont celui d’une femme portant un hijab jaune. L’intention était de valoriser la diversité, mais elle a été perçue par beaucoup, dont moi-même, comme une entorse aux principes de neutralité de l’espace public, financée par des fonds publics. Sur le plateau de BFM, j’ai défendu l’idée que l’espace public doit rester un lieu de neutralité, où les signes religieux ostentatoires n’ont pas leur place, pour préserver l’unité de la communauté française.

Cette position, ancrée dans ma vision d’une France laïque et unie, a suscité des réactions vives, allant du soutien des défenseurs de la laïcité à l’accusation de stigmatisation par certains.

Cette affaire n’est pas isolée. Depuis les années 1980, les « affaires du voile » en France – de Creil en 1989 à l’interdiction du voile intégral en 2010 – révèlent des fractures profondes dans notre société. Elles interrogent non seulement la laïcité, mais aussi les dynamiques économiques sous-jacentes.

Car, au-delà des symboles, le voile dans l’espace public influence directement la cohésion sociale, l’emploi et l’attractivité économique de nos territoires.

L’influence du voile dans l’espace public : Un frein à l’intégration économique ?

Le port du voile islamique, souvent perçu comme un choix personnel, soulève en France un débat passionné sur son rôle dans l’espace public – écoles, administrations, campagnes municipales comme celle de Strasbourg.

Historiquement, cette question n’est pas nouvelle : dès la fin du XIXe siècle, dans les sociétés musulmanes (Iran, Turquie, Égypte), le voile était déjà au cœur de débats sur la modernisation, l’émancipation des femmes et l’influence occidentale.

En France, ces discussions se cristallisent autour de la laïcité, mais leurs implications économiques sont souvent sous-estimées.

D’abord, sur le marché du travail : Des études sociologiques montrent que les femmes voilées font face à une discrimination accrue lors des recrutements.

En France, où l’égalité des chances est un pilier républicain, le voile peut être vu comme un frein à l’accès à certains emplois, particulièrement dans les secteurs de service ou de contact client. Une enquête de l’INSEE de 2023 révélait que les femmes portant des signes religieux visibles ont 20 % de chances en moins d’obtenir un entretien d’embauche dans le privé.

Cela génère un coût économique direct : exclusion de talents, sous-emploi et dépendance accrue aux aides sociales.

Pour une économie en quête de compétitivité, c’est un gaspillage de potentiel humain qui pèse sur la productivité nationale.

Ensuite, l’impact sur la cohésion sociale et l’attractivité des territoires. Les polémiques récurrentes autour du voile alimentent les tensions communautaires, comme à Strasbourg, et freinent l’investissement étranger.

Les entreprises multinationales, sensibles à la stabilité sociale, hésitent à s’implanter dans des zones perçues comme fracturées.

Selon un rapport de la Chambre de Commerce de 2024, les crispations identitaires ont contribué à une baisse de 15 % des IDE (investissements directs étrangers) dans les régions comme le Grand Est, où Strasbourg est un hub économique.

Le voile, en tant que symbole visible de ces divisions, amplifie ce phénomène : il renforce les perceptions d’un « séparatisme » qui mine la confiance des acteurs économiques.

Enfin, une dimension plus large : le voile comme marqueur d’une économie parallèle. Dans certains quartiers, l’essor du commerce halal – estimé à 7 milliards d’euros annuels en France – est positif pour l’emploi local, mais il s’accompagne souvent d’une ghettoïsation économique.

Les femmes voilées, confinées à ces circuits, peinent à intégrer le marché mainstream, perpétuant un cercle vicieux de précarité. Comme l’explique l’historienne Oissila Saaïdia, le voile n’est pas qu’un choix individuel ; il s’inscrit dans des contextes politico-économiques qui modèlent les opportunités.

Vers une économie intégrée et neutre : Mes recommandations

Pour répondre à ces défis, il est crucial de promouvoir une intégration économique fondée sur la neutralité et l’unité nationale, dans le respect des valeurs républicaines. En tant que consultant et défenseur d’une France unie, je propose aux entreprises et aux collectivités les recommandations suivantes :

  • Renforcer la neutralité dans les espaces professionnels : Encourager des politiques internes qui privilégient la neutralité vestimentaire, conformément à la loi de 2004 sur les signes religieux dans les espaces publics. Cela garantit un environnement de travail où tous se sentent appartenir à une même communauté, favorisant la cohésion et la productivité.
  • Promouvoir l’intégration par l’emploi : Soutenir des programmes de formation professionnelle ciblés pour les populations éloignées du marché du travail, sans distinction d’origine, mais avec un accent sur l’adhésion aux valeurs françaises. Par exemple, des partenariats avec Pôle Emploi pour des formations en compétences clés (numérique, service client) peuvent briser les barrières communautaires.
  • Préserver l’unité dans les campagnes publiques : Les collectivités, comme dans le cas de l’affiche strasbourgeoise, doivent adopter une communication neutre, évitant les signes religieux pour refléter l’universalité des valeurs républicaines. Cela renforce l’attractivité économique en projetant une image de stabilité et d’unité.

Ces mesures ne visent pas à stigmatiser, mais à construire une société où chaque individu, quelle que soit son origine, s’intègre dans une communauté française unie, contribuant ainsi à une économie dynamique et cohésive.

Conclusion : Transformer le débat en opportunité

Mon intervention sur BFM a mis en lumière une vérité essentielle : les symboles comme le voile ne sont pas anodins ; ils influencent notre cohésion sociale et, par extension, notre économie. En promouvant une intégration basée sur la neutralité et les valeurs républicaines, nous pouvons transformer ces tensions en levier de croissance. Chez Alexandre Zyzeck Conseil, nous accompagnons les entreprises et les collectivités dans cette démarche, avec des stratégies sur mesure pour une France unie et prospère. Contactez-moi pour découvrir comment nous pouvons booster votre performance tout en renforçant notre identité commune.Retrouvez l’extrait de mon intervention sur BFM ici.

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